A Bruxelles, les 27 sceptiques face à l'offensive franco-britannique

Pure coïncidence ou communication bien calculée ? François Hollande était attendu à Bruxelles sur le terrain de la

actus a la seconde
rigueur et des réformes cher à Angela Merkel, lors du Conseil européen des 14 et 15 mars. Mais voilà que le chef de l'Etat est passé à l'offensive, aux côté du Britannique David Cameron, pour tenter de faire lever l'embargo sur les armes au profit de l'opposition syrienne.

Les deux hommes ont peaufiné leur tandem, dès l'ouverture du sommet jeudi, lors d'un bref tête-à-tête, à peine un mois après s'être empoignés sur les questions budgétaires. Début février, le chef de l'Etat avait paru isolé dans sa volonté de limiter les économies imposées par le Britannique, tandis qu'Angela Merkel avait joué les arbitres, en ménageant Cameron. Une défaite médiatique douloureuse pour l'Elysée.

Cette fois, François Hollande et David Cameron entendent faire bouger les lignes sur la question du soutien aux opposants de Bachar Al-Assad. Pour eux, les Vingt-sept doivent assouplir leur embargo d'ici au 31 mai, lors du prochain prolongement, tous les trois mois des sanctions européennes. Faute de quoi, ils menacent de 'prendre leurs responsabilités', pour livrer les rebelles syriens.

Aux yeux de François Hollande, un tel mouvement survient alors que la situation en Syrie s'aggrave de jour en jour, deux ans après le début des hostilités. 'Le plus grand risque serait de ne rien faire, le plus grand risque serait le chaos', a plaidé le chef de l'Etat, vendredi, à l'issue du sommet. Dans son entourage, on explique même avoir 'la présomption d'une utilisation d'armes chimiques à toute petite échelle'.

Les Français craignent aussi l'impact de la situation sur le fragile Liban, dont ils redoutent l'éclatement si la Syrie devait un jour être scindée. Au passage, ils mettent en cause la livraison d'armes au régime Al-Assad par la Russie.

Seul obstacle, mais il est de taille : (...)

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