DIPLOMATIE

M. Obama, votre ambassadeur, M. Carter III, a tenté de corrompre Konan Boniface, le Commandant du théâtre des opérations (Lettre ouverte)

Monsieur Barack Obama, président des Etats-Unis d’Amérique, souffrez que je vienne à nouveau devant vous par la seule voie qui est à ma portée, la voie épistolaire (1). Une fois encore, je voudrais vous parler de quelques aspects de la crise qui n’a pas fini de déchirer la Côte d’Ivoire depuis que la mafieuse « Cosa nostra », en mission commandée à partir de Ouagadougou, y a fait ses premières centaines de victimes, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002. N’y voyez pas le signe d’un acharnement, si minime soit-il. Mais vous avez hissé votre implication personnelle dans la crise ivoirienne à un niveau si élevé qu’il est impossible de ne pas vous croiser à chacun de ses moindres détours.

M. le président, votre ambassadeur en Côte d’Ivoire, M. Philip Carter III, traduit quotidiennement, mieux que quiconque, votre engagement personnel qui ne recule devant aucune parole ou aucun acte indigne pour les besoins de la cause faite d’impostures d’Alassane Dramane Ouattara, l’homme « installé par les bombes de Sakozy », votre ami commun, à la tête du pays le 11 avril 2011. Aujourd’hui, je me contenterai de citer l’intrusion de M. Carter III dans les missions régaliennes des armées ivoiriennes et son appel au meurtre pendant l’épisode post-électoral de la crise.

Primo. M. le président Obama, la guerre impérialiste livrée au peuple ivoirien n’a pas fini de livrer ses secrets. Les langues se délient. Ainsi, l’activisme effréné de l’ambassadeur Carter III au sein des forces régulières - les armées, la gendarmerie et la police - pendant la guerre post-électorale est désormais sur la place publique. Ce qui n’était déjà plus qu’un secret de Polichinelle est aujourd’hui quasiment sur toutes les lèvres dans la grande muette. En effet, M. le président, M. Carter III n’a pas lésiné sur les moyens pour débaucher, en usant de la corruption, les chefs les plus influents de la hiérarchie des Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci).

Monsieur Obama, le lundi 10 janvier 2011, par exemple, M. Carter III, votre représentant en Côte d’Ivoire, a rencontré à Yamoussoukro le Capitaine de vaisseau-major (Cvm) Konan Boniface, Commandant du théâtre des opérations (Comthéâtre). Contre des espèces sonnantes et trébuchantes et de bien d’autres promesses mirobolantes, le diplomate a demandé à l’officier supérieur de se rallier à Alassane Dramane Ouattara et à la rébellion qui le soutient. Le Cvm Konan Boniface a opposé une fin de non recevoir aux avances pressantes de M. Carter III et a rendu compte de ses agissements à ses supérieurs hiérarchiques et au gouvernement constitutionnellement établi du président Laurent Gbagbo.

M. le président Obama, on ne vous a guère entendu en dépit de l’indécence de la démarche de votre ambassadeur incitant le Comthéatre Konan Boniface à trahir ses missions régaliennes pour retourner son arme contre les soldats qui sont placés sous son commandement. Quant à ses supérieurs hiérarchiques, les généraux Mangou Philippe, Kassaraté Tiapé Edouard, Détho Leto et consorts, ils mangeaient sans doute déjà, avec un appétit gargantuesque, le pain indigeste de la félonie en s’évertuant à berner le peuple ivoirien avec des paroles de matamore.

Secundo. M. le président Obama, en mars 2011, l’offensive des rebelles qui veulent porter Alassane Dramane Ouattara au pouvoir par des moyens anticonstitutionnels se développe sur tous les fronts, avec l’appui logistique et opérationnel décisif des soldats français de l’opération Licorne. Dans les campagnes et dans les villes, les populations civiles prises pour cibles dressent, par endroits, des barricades de fortune pour tenter de sauver leurs vies et leurs biens devant les hordes de tueurs et de pillards.
M. Obama, c’est le moment que choisit M. Carter III, l’ambassadeur qui porte votre parole en Côte d’Ivoire, pour produire et diffuser, le 02 mars 2011, une note de service de l’ambassade des Etats-unis d’Amérique qui, entre autres, ordonne : « Le personnel de la Mission ne doit pas s'arrêter pour, ou se soumettre à des postes de contrôle tenus par la population civile. Si vous êtes approchés ou ciblés à l’un de ces points de contrôle, foncez dans le barrage (oui, si cela exige d’écraser quelqu’un avec le véhicule, faites-le).» M. le président, il s’agit, ni plus ni moins, d’un appel au meurtre de votre ambassadeur en Côte d’Ivoire qui s’arroge un droit de vie et de mort sur des civils aux mains nues.

M. le président Obama, imagine-t-on un seul instant qu’un ambassadeur des Etats-unis d’Amérique se déporte au front, en pleine guerre, en France, en Russie ou en Grande-Bretagne, par exemple, pour demander, au moyen de la corruption, au commandant des opérations militaires de passer à l’ennemi ? Imagine-t-on un seul instant un ambassadeur russe, par exemple, exhortant ses agents à écraser des citoyens allemands ou américains dans les rues ou dans les campagnes d’Allemagne ou des Etats-unis d’Amérique ? Les pratiques de la nature de celles dont M. Carter III se rend coupable n’ont cours que dans les contrées que les pays impérialistes considèrent comme de vastes zones de non-droit où les peuples sont assimilés à des sous-hommes bons pour les cimetières ou taillables et corvéables à merci.

Le 13 juillet 2012, l’Organisation des nations unies (Onu) dénonce le régime d’Alassane Dramane et se dit « préoccupé par les rapports et témoignages crédibles faisant état de violations (des droits de l’Homme) et de faits illicites commis par des éléments des Forces républicaines de Côte d`Ivoire (Frci, armée) ou des groupes associés à ces derniers » en Côte d’Ivoire. (Agence France presse, 13 juillet 2012). Le lendemain, M. Obama, pour montrer qu’il n’existe pas l’ombre d’une contradiction entre Alassane Dramane Ouattara et vous, y compris sur la question des droits de l’Homme, M. Carter III, votre porte-parole, déclare : « Les points de vue des présidents Obama et Ouattara convergent et leurs relations sont excellentes ». Et comme si ces effusions ne suffisaient pas, il ajoute que «les relations entre la Côte d’Ivoire et les Usa sont fantastiques ». (Le Mandat, 14 juillet 2012). Tout est dit et votre silence, M. Obama, devient assourdissant.

M. le président Barack Obama, les peuples africains n’attendent pas que vous leur donniez tout l’or des Etats-unis d’Amérique. Ils exigent simplement le respect de leur souveraineté et de leur dignité. Quant à leur propre histoire, ils se chargent de l’écrire, même en lettres de sang, comme naguère en Afrique du sud, en Angola, en Guinée Bissau, en Algérie, etc.

M. Obama, le contribuable américain sait-il que vous dépensez son argent à entretenir et à protéger Alassane Dramane Ouattara, ses dozos et sa cohorte de chefs de guerre sanguinaires que sont Soro Kigbafori Guillaume, Ousmane Coulibaly alias Ben Laden - oui, vous avez bien lu Ben Laden - Chérif Ousmane, Koné Zakaria, Losseni Fofana, Ouattara Mourou, Ouattara Issiaka alias Watao, Fofié Kouakou, etc. ? Ces hommes sont coupables de crimes graves, voire de crimes contre l’humanité comme cela a été documenté par la Commission d’enquête internationale mandatée par l’Onu, Amnesty international, Human rights watch, le Comité international de la croix rouge, la Fédération internationale des droits de l’Homme, Caritas, etc.

S’il vous plait, M. le président Obama, un dernier mot. Combien de temps encore laisserez-vous votre cher ambassadeur Philip Carter III promener son arrogance et ses pratiques dignes du Ku Klux Klan en Côte d’Ivoire, en violation de la Convention de Vienne de1964 qui régit les relations diplomatiques entre les nations ? L’Histoire vous regarde.
Très respectueusement.

Par Deuxer Céi Angela. L’œil du juste

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Ampliations : Mit Romney, candidat à l’élection présidentielle des Etats-unis d’Amérique.
Tous les journaux des Etats-unis d’Amérique: Washington Post, Washington Times, New York Post, New York Times, Los Angeles Times, Chicago Tribune, Charleston Gazette, Miami Herald, Detroit Free Press, Boston Herald, USA Today, Arizona Repubic, Boston Globe, Philadelphia Inquirer, Indianapolis Star, etc.

(1) Mes deux premières lettres s’intitulent Lettre ouverte à Hollande et à Obama (1 et 2) et peuvent être consultées dans les dossiers de plusieurs sites de la résistance africaine. Elles exposent le déroulement de la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 et la mise de la Côte d’Ivoire en coupe réglée par une véritable mafia, sous Alassane Dramane Ouattara.

Guerre de succession à Ouattara : révélations sur le réseau d’Hamed Bakayoko

Le « papier », très fouillé du confrère, met à nu, le réseau qu’est en train de tisser, silencieusement, le tout puissant ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, au sein du régime Alassane Ouattara. Le « Golden-Boy », présenté comme une figure montante de l’échiquier politique ivoirien, prépare donc, dans le plus grand secret, sa monture, par un large réseau d’influence, croit savoir le journa en vue de succeder à Alassane Ouattara.LC révèle les ambitions, notamment, présidentielles de cet ancien journaliste. Mais pour en arriver là, fait savoir le confrère, Hamed Bakayoko devra croiser, ouvertement, le fer avec Guillaume Soro, ce « fétiche » d’Alassane Ouattarra, un autre sérieux prétendant à la succession du président de la République.

Le premier réseau, se veut familial, pour ne pas dire consanguin. Dans le second, « Hamback » brasse l’air dans tous les horizons, en dehors même de la Côte d’Ivoire. Le ministre Hamed Bakayoko multiplie ses cercles d’influence dans la vie publique nationale, bien au-delà de ses attributions ministérielles. Elu député en décembre dans sa ville natale de Séguéla, « Hamback » a su faire de son frère-ainé Zoumana Bakayoko un vrai confident. Ce dernier, homme d’affaires proche d'Akossi Benjo, maire du Plateau, a été élu député de cette commune de la capitale économique.

Autre membre de la famille ayant pignon sur rue : Zoumana Bakayoko, cousin du ministre de l’Intérieur, à ne pas confondre avec le frère, est très impliqué dans l’évènementiel. Celui-ci est proche de Fabrice Sawegnon, patron de l’agence Voodoo communication, qui s’était occupé de la communication d’Alassane Ouattara en 2010. En dehors du clan familial, Hamed Bakayoko qui gère par ailleurs, les finances du Rassemblement des républicains ( Rdr), parti au pouvoir, entretient de solides relations au sein de la Grande Loge de Côte d’Ivoire ( GLCI). Une branche de la Franc-maçonnerie de France. Le journal ne dit pas qu'Hamed Bakayoko s’est fait initier à la « Lumière ». Mais il serait difficile, voire impossible à non membre d’y développer un réseau vu son caractère ésotérique et très fermé. GLCI serait traversée, depuis quelque temps, par des remous ayant entraîné un schisme.

Un ancien Bâtonnier, ancien membre du Conseil constitutionnel, taxé de pro-Gbagbo, qui dirige la dissidence a lancé, récemment, les travaux de la construction du Temple de sa loge dans la commune de Cocody-Angré. Au niveau de son ministère qui possède la lourde charge de sécuriser la Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko ne jure que par son directeur de cabinet, chargé de l’administration territoriale Bamba Cheick Daniel. Ancien préfet, ancien ministre sous la transition militaire (1999-2000), ce dernier a préparé la loi sur le découpage électoral ayant permis au Rdr de remporter la majorité au parlement lors des législatives de décembre 2010. A quelques mètres de son bureau, apprend LC, la Belge Nathalie Laurent coordonne le secrétariat particulier du ministre. Elle est la seule européenne à occuper une telle fonction dans l’administration ivoirienne.

Depuis sa prise de fonction, Hamed Bakayoko est parvenu à réduire l’influence du général Bredou M’bia, DG de la police, déjà en poste sous Laurent Gbagbo au profit de ses propres hommes tels Youssouf Kouyaté, patron de la direction des unités d’intervention, ajoute LC. En étroite coordination avec le ministre de l’Intérieur, le chef de la direction de la surveillance du territoire (Dst, services secrets), Inza Diomandé, dresse la liste des personnalités à surveiller à travers le pays, poursuis le confrère. Dans ce même numéro, on apprend que les Français continuent d’être actifs au sein des services secrets ivoiriens.

Plusieurs officiers de la direction générale de la sécurité extérieure ( Dsge) dépêchés en Côte d’Ivoire forment leurs confrères de l’Agence nationale de la stratégie et de l’intelligence (Ansi). Ces Français dirigent également, à en croire LC, la cellule d’écoute de la présidence logée dans les locaux de l’Ansi, dans le quartier du Plateau. C’est à partir de là que sont régulièrement transmises certaines « fadettes » réalisées sur les téléphones cellulaires (factures détaillées mentionnant les appels émis et/ou reçus) au cabinet d’Alassane Ouattara.

Armand B. DEPEYLA
Soir Info

Syrie (Alep) : Enfin LA bataille d’Alep, qui pourtant respire, resplendit et vit ?

Alep- Ainsi, on constate avec amusement que la ville d’Alep respire, resplendit et vit, au rythme du ramadan, sans que sa quiétude ne soit vraiment remise en cause par les terroristes qui veulent déstabiliser la Syrie. Cahin cahan, femmes, enfants et hommes voguent à leurs occupations, sans toutefois prêter attention à la propagande d’Al Jazeera, Al Arabiya ou les médias occidentaux. Ne croyez surtout pas en cette carte (à gauche) qui illustre ce post.

Alors que les médias “mainstream” laissent croire que la ville d’Alep est entre les mains des terroristes, il n’en est rien. Selon nos sources, ces renégats ne contrôlent que 4 quartiers de la ville. Il a fallu aux forces légitimes de d’abord les localiser. Ainsi, il s’avère que ces fous d’Allah se sont barricadés avec des sacs de sable dans les quartiers de Salaheddine (sud-ouest), d’Al-Azamiyé (sud-ouest), de Boustane el-Kasr (sud), d’Al-Machad (sud) et d’Al-Soukkari (sud). Comprenez donc que nos clowns ne sont en réalité que dans la zone sud de la ville.

Ce que nous savons aussi d’Alep, c’est qu’une députée de la ville, Ikhlas Al-Badaoui, du parti Bass donc ex partisane de Bachar Al-Assad a fait défection. Bien sûr, elle est….sunnite. Vous suivez ? La réalité c’est qu’elle a abrité des terroristes à Alep et préfère donc prendre les devants avant que l’armée syrienne ne reprenne la partie sud de la ville où, les terroristes se livrent à des massacres que couvrent les médias occidentaux.   

 La Syrie compte environ 20 millions d’habitants, tandis que la ville d’Alep compte près de 1 700 000 habitants. Nous faire croire que si Alep tombe sous les coups de boutoir des terroristes d’Al Qaïda appuyés par les Occidentaux, la Syrie et Assad seront menacés, c’est nous prendre pour des demeurés.  Les bombardements de ces zones occupées ont commencé, tandis que l’encerclement se poursuit, pas vraiment pour donner l’assaut final, Bachar préférant qu’ils se rendent, ne voulant pas faire une repression à la Obama. Je crois qu’il a tort. On ne transige pas avec les terroristes et j’espère qu’ils seront très vite laminés. D’ailleurs, le président Assad semble être sensible à la propagande occidentale qui dit craindre un massacre.  C’est Lla Haute-Commissaire aux droits de l’homme des Nations unies Navi Pillay, qui a appelé vendredi les forces syriennes en présence à épargner les civils à Alep.  A mourir de rire ou de rage ? 

   

Lettre Ouverte à la Justice Ivoirienne : le cas de «l’Albinos de Mme Delaclé»

Un sujet a déferlé la chronique ces derniers jours : c’est le cas de Mme Delaclé, accusée de tentative d’enlèvement d’un albinos à Toumodi, en complicité avec d’autres personnes…
Je ne connais ni de près ni de loin la concernée ; encore moins ses supposés complices. Néanmoins, après avoir suivi les nombreuses interventions sur cette triste affaire, après avoir lu l’interview de l’Albinos « miraculé » et après avoir entendu le verdict de la justice, il y a lieu de donner son point de vue.

Je ne suis pas juriste et ne saurait dire en tant que profane, quelle sentence mérite Mme Delaclé et les autres condamnés à la place de la Justice. Cependant, il y a le bon sens qui nous aide à voir les choses dans la même direction ou dans la direction contraire à celle du jugement rendu, selon qu’il est partial, impartial ou corrompu…
• Partant sur la base d’une justice impartiale et non corrompue
Bien que je sois contre les sacrifices bizarres qui nous fatiguent en Afrique, on ne peut prêter d’autres intentions à Mme Delaclé dans le cas du jeune albinos et la condamner sur la base desdites intentions. Par contre, on peut la juger, voire la condamner par rapport à ce qui s’est réellement passé…

Selon le jeune-homme que je choisis ici d’appeler « l’albinos de Mme Delaclé », les envoyés de Mme Délaclé sont allés dans l’atelier où il travaille. Ils ont demandé la permission à son Patron pour qu’il(l’albinos) vienne avec eux chez Mme Delaclé qui l’attendait avec un sacrifice, qu’elle devrait lui remettre (le sacrifice devant être remis à un albinos selon ce que nous avons lu).
D’abord dans nos cultures, il n’est pas interdit de remettre un sacrifice à quelqu’un…
Certes Dieu condamne cela dans les saintes écritures, mais nous ne sommes pas dans le cadre religieux ici, donc on peut faire fi de cela dans cette note.

Et après avoir lu l’interview de « l’albinos de Mme Delaclé », il est clair que Mme Delaclé avait l’intention de faire un sacrifice… Or, faire un sacrifice en remettant quelque chose à un albinos est bel et bien différent de sacrifier un albinos… Ce sont deux catégories de sacrifice différentes. J’espère que tous comprenons que c’est deux choses différentes.

Remettre quelque chose à quelqu’un, à un vieux clair ou noir devant une mosquée, à une femme forte (grosse) et petite (courte) à un carrefour, à des jumeaux ou à des triplés en train de mendier avec leur mère au bord de la route, à un albinos qui a du mal à voir sous le soleil (et j’en passe) est bien le quotidien de nombreux Africains à la recherche du bien être social, que nos réalités spirituelles en Afrique nous empêcheraient d’avoir.

• Le sacrifice hors du cadre religieux et dans le cadre religieux
Ceux qui comprennent qu’il vaut mieux prier Dieu et attendre sa grâce, ne vont peut-être pas remettre quelque chose à un albinos, mais sont le plus souvent abusés par certains faux pasteurs qui ternissent l’image du corps du Christ. Le sacrifice se transformant en offrande dans le cadre religieux est conseillé voir quémandé par certains soi-disant hommes de Dieu. D’autres s’arrangent pour faire plusieurs quêtes par culte, soi-disant pour « augmenter la puissance du Saint Esprit », ou pour « solliciter l’arrivée du Saint Esprit »; comme s’ils paieraient le transport du Saint Esprit en première classe depuis le siège de Dieu…

Pour finir, la population traumatisée et confuse entre les mensonges et la cupidité de certains « hommes de Dieu » et ceux des faux marabouts et féticheurs, ne sait plus à quel saint se vouer…

• Est-ce que la justice peut pour autant nous sauver par son intransigeance sur les cas isolés, tel que celui de Mme Délacle?
Dans tous les cas, cette pratique qui consiste à donner quelque chose à quelqu’un de spécifique en guise de sacrifice, dans l’espoir de voir débloquer une situation ou de se voir atteindre un objectif, fait partie du quotidien africain.

Néanmoins, il faut déplorer le fait que les sacrifices ne se limitent pas à remettre quelque chose à quelqu’un, mais vont au-delà des pires bassesses de l’homme, lorsque son âme est à la merci du Diable qui le guide à sa guise. C’est ce qui explique les nombreux crimes odieux dans notre société qui ne produisent qu’un « plaisir satanique », loin de la paix et du vrai bonheur que seul Dieu sait donner.

Dans le cas de « Mme Delaclé et de son albinos », on peut apporter toutes sortes de spéculations, toutes sortes d’imaginations, mais la vérité ne sera jamais sue. Et ce n’est pas en s’imaginant ce qui aurait pu arriver que cela deviendrait vérité…
NB : Alors il y a tout simplement le bénéfice du doute dans ce contexte.

La seule vérité certaine est la version officielle qui dit que Mme Delaclé voulait remettre quelque chose au jeune albinos. Ne pouvant se déplacer pour aller chercher un albinos en ville puisque les albinos ne courent pas les rues, des personnes autour de cette dame ont voulu lui faire plaisir en lui faisant venir un jeune albinos pour recevoir son sacrifice. Ces personnes ou émissaires ont demandé la permission au Patron du jeune albinos pour venir avec eux afin que Mme Delaclé lui remettre son sacrifice; ce qui veut dire que le patron saurait qui est venu chercher son employé en cas de disparition. La seule question qui reste posée ici, est de savoir pourquoi Mme Delaclé ne s’est-elle pas déplacée à l’Atelier pour remettre son « cadeau sacrificiel » au jeune albinos.

Si ces gens avaient l’intention de sacrifier le jeune albinos plutôt que de lui remettre un sacrifice, ils ne se seraient pas présentés à visage découvert dans l’atelier du patron, on peut bien penser. (Ce n’est qu’une hypothèse).
Ils tendraient un piège à cet albinos la nuit dans le noir et le kidnapperaient pour aller le sacrifier discrètement.
Dans cette hypothèse, imaginer autre chose que la remise d’un sacrifice à « l’albinos de Mme Delaclé » ne relèverait-il pas du doute tout simplement ?

Y-a-t-il lieu de prendre des décisions juridiques pour satisfaire les suppositions de la population? Car ces suppositions restent à vérifier. La seule « vérité » c’est que Mme Delaclé voulait remettre un sacrifice au jeune albinos…
• La Loi Ivoirienne sur les sacrifices, les pratiques occultes et leurs dérivés
Y a-t-il une loi en Côte d’Ivoire désormais qui condamne la remise de quelque chose en guise de sacrifice à quelqu’un, fut-il à un albinos ?

Si tel est le cas, il faut alors condamner Mme Delaclé sur cette base. Au cas où il n’y aurait pas de loi pour condamner le sacrifice (remise de quelque chose à quelqu’un, servir un repas aux enfants du quartier, casser un œuf à un carrefour ou y verser des grains de maïs, de mil ou d’arachide, verser du lait dans la lagune ébrié ou dans la mer, donner des os aux genis de la forêt du Banco ou de Sebroko, après avoir manger la viande, s’assoir sur le « klouaba » de la rivale etc); on ne saurait alors prononcer une condamnation si lourde au bénéfice du doute.

Il faut donner au « bénéfice du doute » sa raison d’être.

Il est vrai que des mesures doivent être prises pour mettre fin aux pratiques criminelles qui satisfont le diable à travers les sacrifices odieux, la sorcellerie, vraie source de la misère africaine, que nous faisons l’effort d’ignorer ou même de nier la pratique. Mais cela ne doit pas être fait dans la complaisance.

Pour parvenir à une solution véritable à ce phénomène, une vraie politique doit être menée à cet effet. Une décision politique doit être prise pour sensibiliser la population afin d’abandonner ces pratiques pour le bonheur de tous, n’en déplaise aux nombreux démons et esprits sataniques qui exigent des sacrifices bidons par la voix des agents qui travaillent à leur compte.
Les Occidentaux ont utilisé des moyens très durs pour combattre la sorcellerie, conscients du fait qu’aucune société ne peut se développer dans les pratiques occultes...

Chez nous, on ne songe à prendre de telle décision car ceux mêmes qui doivent les prendre sont plus sorciers qu’on se l’imagine. Et ce n’est pas le prophète Joël Krasso entre autres qui me dirait le contraire, lui qui réussit à faire avouer les grands sorciers de leurs forfaits et certaines de leurs stratégies de sorciers.

Condamner si sévèrement Mme Délaclé dans un jugement qui devrait faire prévaloir la présomption du doute, semble un signal fort pour décourager les adeptes du « sacrifice »; mais là aussi, on a l’impression que notre justice choisit de « sacrifier » Mme Delaclé (malgré le doute dont elle bénéficie), pour vouloir se donner une crédibilité ternie par le dictat des politiciens… Et pourtant, aussi longtemps qu’on ne prendra pas des lois sérieuses qui s’appliquent à tout le monde, les crimes de sacrifices ne prendront jamais fin dans nos pays d’Afrique noire. Et ce n’est pas en condamnant sévèrement une citoyenne malgré le doute dans son cas, qu’on serait sur la voie de la solution.

La vraie solution serait de prendre une décision politique qui s’applique à tout le monde dans le pays, sans exception; allant du Président de la République au citoyen le plus ordinaire (cultivateur, pousseur d’aut(r)o, vendeurs de gnamakoudji etc ).
Une telle décision politique doit être codifiée dans notre constitution, afin qu’elle soit appliquée à la lettre. Cela permettrait de sauver des vies humaines.

Tous savons que beaucoup de crimes odieux sont commis à l’approche des élections, mais aucune décision sérieuse n’est prise pour mettre fin à ces pratiques d’une autre époque. La forêt du Banco, ce DON d’un ancien colon à la ville d’Abidjan est le QG (quartier général) des nombreux marabouts et féticheurs qui y défilent avec leurs clients pour y faire des sacrifices bizarres ou toutes sortes d’adoration, attirant ainsi tous les démons de la sous région dans notre pays. Le résultat n’est autre que le règne des esprits de guerre, de violence et de crimes sacrificiels.

C’est su de tous mais rien n’est fait… Ce n’est pas avec des verdicts aux fins de séduction (avec le cas de Mme Dalaclé) qui va sauver notre pays des pratiques occultes qui ne conduisent qu’à la désolation généralisée dans nos pays africains.
Les esprits démoniaques si bien entretenus par les pratiques occultes font souffler le vent de guerre d’un pays à un autre sur le continent africain, mais on refuse de voir et de comprendre.

Vivement que la distraction prenne fin et que des décisions sérieuses soient prises dans l’intérêt du développement vrai de notre pays en particulier et du continent africain en général.

On pourrait déployer des hommes (policiers, gendarmes…) pour surveiller les endroits stratégiques tels que la forêt du Banco, nos plages, les alentours des lagunes etc, contre les pratiques occultes…

La sorcellerie est un fléau au même titre que les maladies endémiques (peste, sida, choleras, paludisme, cancer etc) si elle n’est pire. Et ce que la population aimerait entendre, c’est par exemple le déploiement d’une police spéciale pour la sorcellerie qui serait en train d’enquêter sur les nombreux crimes occultes; un ministre de la lutte contre la sorcellerie qui serait en train d’exposer son programme de lutte au parlement ; organiser un forum de lutte contre la sorcellerie où des sociologues, des magistrats, des intellectuels, des prophètes… seraient en train de réfléchir à la manière d’endiguer cette nébuleuse… LA SORCELLERIE…
Ce que la population aimerait entendre, c’est des décisions et une réelle volonté de punir tous ceux qui seraient coupables du délit de sorcellerie codifié dans notre constitution. Voici ce que veut le peuple de Côte d’Ivoire et non des actions isolées entreprises pour amuser la galerie, se donner bonne conscience…

La meilleure condamnation pour Mme Delaclé est d’avoir été exposée au grand public pour un acte qu’elle aurait souhaité très discret. Si cela peut l’aider à entendre la voix de Dieu et à comprendre que le sang de Jésus a coulé sur la croix pour la racheter, c’est tant mieux.

Que tous comprennent qu’aucun albinos ne peut sauver qui que ce soit, et que Dieu ne les a pas créés pour que nous leur remettions des sacrifices de tout genre ou pour que nous les sacrifions dans le but d’avoir un succès éphémère sur terre. Vanité des vanités, tout est vanité dit Ecclésiaste chapitre le deuxième verset… Comme vous et moi, les albinos sont eux aussi des créatures de Dieu qui méritent vivre en paix comme tout le monde.

Dieu ait pitié de nos pratiques des ténèbres…
Dieu protège les Albinos d’Afrique! Dieu nous protège et que sa lumière nous éclaire !
Soyez richement béni !

Copenhague, 27 Juillet 2012

Rosalie Kouamé «Roska»
Ambassadrice de l'EDUCATION, de la CULTURE, de la JUSTICE, de l'AMOUR du prochain et de la PAIX.
Présidente Fondatrice - Fondation Roska
roska_net@hotmail.comroska_net@yahoo.com
Blog: http://roskanews.africaview.net

La bourde monumentale du président tunisien Marzouki

La bourde monumentale du président tunisien Marzouki
Alors que le printemps arabe vient de sonner le retour de la démocratie et des libertés dans de nombreux pays arabes, un Chef d’Etat, démocratiquement élu, se permet aujourd’hui d’abuser de cette liberté qui lui a été accordée par ses électeurs pour s’attaquer odieusement aux institutions d’un autre pays arabo-musulman.

Cet individu, puisque c’est comme ça qu’il faut le qualifier, n’est autre que sieur Moncef Marzouki, le président tunisien.

En effet, ce Marzouki, s’adressant aux élus de la constituante tunisienne, s’est permis avec une désinvolture déconcertante de déclarer, et je cite : « la monarchie marocaine, même si elle cohabite avec des valeurs d’égalité, de libertés individuelles et autre droits de l’homme, reste un régime antinomique avec la démocratie et qu’à la tête de l’Etat marocain se retrouve un citoyen qui bénéficie d’un droit dont il est seul dépositaire, il y reste à vie et le transmet à un héritier de son choix sans que le peuple ait son mot à dire ».

Allant plus loin, la plus haute autorité tunisienne s’est même autorisée d’affirmer que « Le régime de monarchie constitutionnelle, par rapport au régime républicain, n'est pas fondé sur des bases démocratiques, fut-il régi par des lois qui garantissent les libertés et l'égalité » ajoutant que "dans une monarchie constitutionnelle, une seule personne parmi des millions monopolise le pouvoir, puis le fait hériter à son fils".

Par ces déclarations, ce Monsieur fait-il allusion au seul Maroc ? Bien sûr que non. Ces paroles sont également destinées à la Grande Bretagne, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Belgique, les Pays Bas, Monaco, le Luxembourg, la Jordanie et les Monarchies du Golfe.

C’est dire, que pour un Chef d’Etat, il a fait la totale. La grosse bêtise diplomatique quoi. Il me rappelle le défunt Kaddafi ou Amine Dada par ses propos.

Des paroles incendiaires, indignes et irresponsables d’un Chef d’Etat méritent des éclaircissements et des réponses.

Tout d’abord, cet individu devrait savoir qu’en tant que Chef d’Etat, ancien opposant et protégé du Maroc, que la monarchie au Maroc est un patrimoine multiséculaire que les marocains adoptent parce qu’elle est proche d’eux et est à leur écoute
Ensuite qu’il existe une forte symbiose entre le trône et le peuple marocain, notamment illustrée par l’adoption par référendum par les citoyens marocains d’une nouvelle Constitution.

Que ce monsieur sache et intègre dans sa cervelle que le régime monarchique régit le Maroc depuis des siècles et que le peuple marocain, unanime, est fier de ce régime car proche de lui.

De plus, connaissant parfaitement la société marocaine, puisqu’ancien protégé de cette même monarchie qu’il insulte, il devrait savoir que la royauté au Maroc est issue de l'Islam; la Commanderie des Croyants tenant ses racines dans l'aube de l'Islam et qu’elle a construit sa démocratie sur la stabilité.

Une stabilité que le Maroc vit depuis des décennies et qui lui a permis de marier démocratie et Islam dans un processus de modernité, ayant inscrit le pays parmi ceux qui prônent les réformes et les libertés

Par ailleurs, il est acquis que les propos diffamatoire de Marzouki à l’encontre du Maroc et ses symboles ont pour objectif de focaliser l’attention de la population tunisienne sur les soit disant problèmes d’un autre pays afin de les détourner des leurs.

Ceci étant dit, il serait pertinent de rappeler à ce monsieur Marzouki, qu’il serait temps pour lui de s’occuper un peu plus sérieusement des affaires de son pays, la Tunisie, un pays au régime de tout temps laïc avant son arrivée à la présidence.

Le peuple tunisien, mais aussi la communauté internationale, Monsieur Marzouki, ont parfaitement compris que vous êtes, actuellement, le président d'une Tunisie déchirée entre une minorité islamiste qui gouverne et un peuple tunisien libre, ce qui n’est pas le cas du Maroc.

Pour preuve du respect que vous voue le peuple tunisien, je citerai que ce cas : l’accueil « très chaleureux » de la part des festivaliers à l’entrée de l’amphithéâtre d’El-Jem pour le concert de Marcel Khalifa.

Le peuple tunisien qui crie sa colère en prononçant des propos humiliants et qui vous accuse de traitre, de manque de prérogatives et d’accepter d’être au service d’une dictature islamique.


Je vous rappellerai également, Monsieur Marzouki, que le Royaume du Maroc, au début des années 80, est intervenu militairement pour rétablir l’ordre à Gafsa et mater la rébellion islamiste qui sévissait dans sud tunisien. Le peuple tunisien ne l’a jamais oublié et en est reconnaissante envers le Maroc.

Vous par contre, vous avez oublié que le Maroc et son Roi vous a accueilli, ainsi que votre famille, et pu bénéficier de tous les avantages d’un citoyen marocain et même plus.

N’est-il pas vrai que Feu Sa Majesté Hassan II avait accueilli votre famille, fuyant le régime de Bourguiba, et nommé votre défunt père en tant que magistrat, lui offrant également la nationalité marocaine ? D'ailleurs votre sœur, qui a suivi des études de droit au Maroc, exerce aujourd’hui son métier d’avocate au barreau de Casablanca.

Pouvez-vous nier qu’après avoir décroché votre baccalauréat au Lycée Regnault de Tanger en 1964, vous avez reçu une bourse universitaire de l’Etat marocain pour poursuivre vos études en France, et devenir docteur en médecine de l'Université de Strasbourg en 1973 ?

Que d’ingratitude à l’endroit d’un pays et d’un Roi qui vous ont offert leur protection. Un comportement indigne d’un musulman, mais également d’un être humain quelque soit sa race, sa religion, et on est en plein mois sacré de Ramadan, et encore plus d’un Chef d’Etat.

Au final, par vos propos indécents et incompatibles à vos fonctions, vous avez failli à votre mission suprême et porter l’opprobre sur la Tunisie et son peuple. Votre crédibilité au plan interne et au plan externe est devenue nulle.

Honte à vous Moncef Marzouki. Le peuple tunisien et la Tunisie vous jugeront sur ces déclarations et sur vos actes peu reluisants. Une bourde qui sera inscrite dans l’histoire post-dictatoriale tunisienne en lettres noires.


Farid Mnebhi.

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